
Comme si bien amené dans mon titre, je m’en vais vous parler de deux séries que j’affectionne tout particulièrement, qui sont Firefly et Cowboy Bebop. Ces deux séries sont un savant mélange entre le Western et le Space Opéra, voire plus précisément comme je l’ai appris ce soir : des Space Westerns ! Ces deux là suivent la même recette, c'est-à-dire un groupe de mercenaires aux intentions louables mais rattrapé par la réalité de leur métier. Alors que Cowboy Bebop met l’accent sur le côté « bounty hunter », car chaque épisode débute par la manifestation d’une prime à capturer, Firefly s’oriente plus vers la série d’aventure. L’action, quant à elle, se déroule dans un futur où l’humanité aurait commencé à coloniser l’espace, donc on s’y balade évidemment en vaisseau spatial avec le « Bebop » pour l’un et le « Serenity » de type firefly pour l’autre.
L’histoire de Firefly évolue dans un contexte scientifique réaliste, les intrigues sont captivantes, les personnages ont des personnalités marquées et sont tous liés par des liens forts et parfois complexes. Quelques bonnes doses d’humour et une ambiance burlesque pour faire passer la « pilule science fiction ». Enfin, la série fourmille de détails intéressants comme par exemple : les acteurs jurent ou s’expriment occasionnellement en mandarin, les prostituées sont des sortes de geisha respectées et le décor présente de nombreux sinogrammes. Donc la culture asiatique est omniprésente et je trouve que c’est une super idée de génie !
Malheureusement la série se termine en queue de poisson. Seulement 15 épisodes produits et un scénario qui aurait pu s’étaler sur 4 à 5 saisons. Bref, la faute de la FOX qui aurait diffusé en 2002 les épisodes n’importe comment. Cependant, pour ne pas rester sur notre faim, un long métrage (Sérénity) a été produit bouclant ainsi le scénario. Donc, gros big-up au scénariste / réalisateur Joss Whedon et tous les acteurs : Nathan Fillion, Jewel Staite, Sean Maher, … .
Cowboy Bebop, quant à lui, est un anime Japonais écrit et réalisé par Shin'ichirō Watanabe et diffusé en 1998. Attention, si les mangas ou les dessins animés vous donnent des boutons, celui-ci est un ovni. De plus, les aspects Manga / Anime sont quasi inexistants. Donc pas de violon, pas de ralenti avec les cheveux devant les yeux et pas de concepts à la japonaise du genre « j’en prends plein la gueule, t’as vu comme j’suis trop courageux ! ». En réalité, si le trait du dessin n’était pas japonais, ce ne serait pas un manga. Surtout que les sources d’inspirations vont largement au-delà des frontières du Japon. Par rapport au contenu, je reprendrais toutes les qualités énumérées à Firefly pour ce qui est du contexte, des intrigues et du burlesque. L’univers est bien fouillé et mélange les cultures comme une bonne salade du chef. Les personnages sont vraiment attachants et leurs interactions sont fortes et d’ailleurs généralement conflictuelles. Ce qui rajoute du piquant au scénario. Malgré une aversion ouvertement exprimée entre eux au départ, on ressent au fur et à mesure des épisodes, une amitié naissante et des liens forts se nouer dans l’équipage du Bebop.
Mais ce qui fait aussi la puissance de cette série est sa bande originale. Mon dieu qu’elle est belle ! Je compte 6 CD plus 1 pour le film. Et à qui les doit-on ? Hé bien à une certaine compositrice du nom de Yôko Kanno et d’un groupe créé à l’occasion « The Seatbelts » : groupe d’une trentaine de musicos français, américains et Japonais. Bon elle n’est pas à son premier coup d’essai la dame, parce qu’elle est aussi compositrice d’anime tels que « Vision d’Escaflowne » et « Ghost in the shell ».
La bande originale est composée en majorité par du jazz et majoritairement de jazz bebop. Pour la petite histoire, le Bebop est un mouvement Jazz des années 1940 qui était à l’époque mal vu dans le milieu. Le principe était de réduire la formation à défaut des big bands, afin d’avoir plus de liberté sur les interprétations et faciliter les solos. Synchronisé aux combats spatiaux ou aux scènes de combat, cela donne un sacré cachet à la série. Enfin pour finir, vous trouverez ci-dessous le magnifique générique de la série qui fait office d’un des meilleurs génériques anime de tous les temps.
Donc si on suit la logique de mon titre, pour moi pas de doute, c’est Cowboy Bebop qui l’emporte. Cependant malgré leurs ressemblances aux premiers abords, les deux séries développent un univers et un style unique. Par conséquent, à visionner d’urgence car c’est culte !
See You Space Cowboy
Axel Ternisien